Comment tirer profit du web quand on est tout petit ? Quels sont les gestes à poser, les écueils à éviter pour développer son activité ? Voici quelques conseils de webmarketing adapté aux TPE.

Pas besoin d’être grand pour bénéficier des avantages que peut procurer le net. Même les petites entreprises, si elles font les bons choix, peuvent attirer des nouveaux clients et voir leur chiffre d’affaires progresser. Voici quelques conseils pratiques qui vous permettront d’avoir, vous aussi une stratégie digitale d’entreprise.

Étape 1 : Reprendre les bases

Ok, vous voulez un site. Vous avez raison. D’ailleurs, ne dit-on pas “Au commencement était le site web” ? Mais avant de vous lancer sur Wix ou WordPress, prenez quelques minutes (ou jours) pour réfléchir à ce que vous allez y mettre. Oui, je sais, c’est la base. Mais croyez-moi, elle n’est pas toujours respectée. 

Donc, comme lors du démarrage de votre projet d’entreprise, vous allez devoir faire l’exercice de la définition du produit, de sa réponse à un besoin précis, des gens qui seront concernés par la réponse à ce besoin. Tous ces éléments constitueront le message de base de votre entreprise. La promesse unique de votre marque. 

Pour être schématique : 

schéma des bases du webmarketing pour les TPE

Une fois que vous aurez identifié la substantifique moelle de votre communication, vous pourrez la décliner sur internet.

Un site internet ne doit pas être décorrélé de la communication globale. Il s’inscrit dans la continuité de votre communication “dans la vie réelle”.

Étape 2 : Espionnez

Sauf à avoir inventé un produit unique en son genre ou vivre sur une île déserte, vous avez forcément des concurrents. L’idée n’est pas de copier leur stratégie mais d’observer ce qui se fait autour de vous. 
Une communication digitale s’inscrit dans une tendance. Alors un petit tour d’horizon de ce qui se fait, de ce qui marche, ce qui peut être amélioré vous fera gagner beaucoup de temps. Inutile de réinventer la roue !

Prenez le temps de chercher vos concurrents sur les réseaux sociaux, sur les moteurs de recherche. Analysez leur style, le ton qu’ils emploient, les points qu’ils mettent en avant. Sans renier votre unicité, ça vous permettra d’éviter des erreurs que d’autres auront déjà faites pour vous !

Étape 3 : Le site internet, le socle du webmarketing

Tous les chemins mènent au site. Enfin, c’est la finalité de toute stratégie digitale efficace pour une TPE. Mais beaucoup de petites entreprises dépendent encore trop des réseaux sociaux pour assurer leur visibilité.
Pour gagner du temps ou par manque de moyens, les TPE préfèrent ouvrir une page Facebook. Qui n’est pas tombé sur Facebook quand il a cliqué sur “Voir le site” sur TripAdvisor ? 

Cette stratégie peut sembler avantageuse mais présentent beaucoup d’inconvénients. 

  • En confiant vos contenus à Facebook, vous lui en offrez également les droits d’utilisation. Je sais, personne ne lit les CGU, faudrait vraiment être maso pour le faire ! Mais voilà. Vos photos ne vous appartiennent plus dès lors que vous les transférez sur Facebook. À chacun de prendre la décision en son âme et conscience…
  • Vous avez 1000 personnes qui suivent votre page ? Génial ! Vous n’aurez que 5 personnes en moyenne qui verront vos publications. C’est ce qu’on appelle la portée organique. En 2017, elle était de 0,5%. Pourquoi ? Facebook verrouille le nombre d’impressions sur les fils d’actualité… à moins de sortir la carte bleue. Pour vous donner une idée, en 2012 la portée organique était de 16%. Facebook se dirige lentement mais très sûrement vers un tout payant pour les entreprises. 
  • Vous n’êtes pas propriétaire de Facebook. Hey oui, je sais, c’est dur. Vous devez donc vous plier aux règles fixées par Mark Zuckerberg . Vous êtes tributaire du format imposé par Facebook. Et ce format change tout le temps. Pour attirer l’attention, il fallait mettre une photo. Puis un lien. Maintenant c’est le tout vidéo. Nous sommes constamment à la remorque des formats phares. Et s’y plier coûte de plus en plus cher. Facebook a acquis Oculus, le leader de la réalité augmentée. Faudra-t-il qu’on se mette tous à produire des vidéos immersives pour espérer être vus sur Facebook ? 

Je vais vous apprendre quelque chose : vous êtes propriétaire de votre site internet ! Si si, vous pouvez décider du format, du ton, des photos. Tout ce qui y sera publié reste votre propriété. 

Le centre de votre stratégie digital doit être votre site. C’est le lieu de conversion. L’achat en ligne, la réservation, la prise de rendez-vous. Vous pouvez guider le visiteur comme vous le souhaitez pour lui faire accomplir l’action que vous aurez décidé. 

Il vous faudra quelques notions d’ergonomie et de webmarketing. 

Un objectif clair et des moyens d’y parvenir

Comme nous l’avons vu, le site internet doit répondre à un besoin. Fixez un objectif clair et bâtissez votre site en fonction. Vous souhaitez une meilleure notoriété ? Axez votre site sur votre savoir-faire. Vous voulez un taux de conversion plus élevé ? Ne lésinez pas sur les CTA. 

CTA… kesako ? Call to action. Ou, en français, le petit bouton qui vous susurre à l’oreille “clique sur moi, tu verras, ta vie sera transformée !” La disposition de ces appels à l’action fera toute la différence entre un site qui convertit (qui vend) ou un site où il ne se passe rien. 

Site internet Multi-pages ou One-page 

Selon si vous avez plus ou moins de temps, d’argent et d’envie de plonger dans les possibilités du web, vous pourrez choisir entre un multi-pages ou un site d’une seule page. Cette dernière option est souvent choisie par les TPE pour sa facilité. On verra par la suite pourquoi il peut être intéressant de pousser un peu plus loin et développer un multi-pages.

La structure d’un site one-page sera facile à organiser mais laissera peu de marge de manoeuvre. Tout doit y être synthétique. Utile dans un premier temps, elle peut être votre page d’essai, une page d’atterrissage (landing page) pour des campagnes de communication ciblées. 
En résumé, vous pouvez amener les gens qui vous connaissent sur Facebook à visiter cette page-résumé qui présentera en quelques mots ce que vous faites, qui vous êtes et comment vous joindre. (Mais le résultat ne sera pas transcendant, la publicité sur internet préfère les pages avec un contenu ultra-ciblé.)

Le site internet à pages multiples vous permettra d’intégrer une stratégie de référencement, une présentation un peu plus détaillée de vos activités, une page référence, une page contact, autant de points d’entrées qui, quand elles sont bien conçues, vous permettent de multiplier votre présence sur les moteurs de recherche.

Sécurité ! Sécurité !

Vous souhaitez sûrement le meilleur au moindre coût. On vous comprend. Un site fait en 10 minutes, de préférence gratuit et qui reflète bien les couleurs de votre marque. 
Il est en ligne, tout va bien. Il vous rapporte même des clients, c’est super…
Et là, arrive le petit malin qui vient mettre tous vos efforts par terre. Ce petit malin, c’est le hacker. 
Il ne s’attaque pas à vous parce qu’il ne vous aime pas. Il utilise votre site (et des centaines de milliers d’autres), comme un tremplin pour en atteindre d’autres, à l’infini. Il cherche à multiplier les attaques pour que sa frappe soit la plus destructrice possible. Il utilisera aussi peut-être votre site pour y cacher quelques liens détestables (viagra, penis enlargement, j’en passe et des meilleurs !). Il se moque éperdument de ce que vous vendez. Ce qu’il cherche, c’est votre trafic… ou les données personnelles de vos clients.

exemple de cloacking sur un site internet
(parlement de Georgie victime d’une attaque. Sources : Eric Garletti)

Pas de panique. Il existe des solutions. Les entreprises qui conçoivent les sites internet proposent généralement des sortes d’assurances et de surveillance qui garantissent un bon fonctionnement de votre site. Si votre agence de communication ne vous en propose pas, cherchez “service de maintenance de site internet”, vous obtiendrez la liste des prestataires de ce type de service.

Sont habituellement couverts les attaques de pirates informatiques, la perte de données (par un système de sauvegarde quotidienne), les coupures de service. Bref, vous aurez un site qui fonctionne bien et qui ne portera pas atteinte à la réputation de votre marque ! 

Un site internet responsive mobile first, what else !

Ca fait chic, non ? Ça veut simplement dire que vos visiteurs n’auront pas besoin de zoomer sur leur portable pour espérer lire le menu de votre restaurant ou la liste des prestations que vous proposez. 
Le choix d’un futur acheteur se fait d’abord et avant tout sur le smartphone. Cette minute cruciale où le visiteur cherche votre nom, clique sur votre site et décide si oui ou non, il a envie de vous faire confiance… cette minute là ne se remplace pas. Et pour tout vous dire, c’est davantage de l’ordre de 0,05 secondes selon les recherches de Zajonc.  Sur internet, c’est tout aussi radical. Un site doit être rapide, accessible sur téléphone ou rien. Surtout s’il concerne la vente aux particuliers…

l'impact du responsive sur le webmarketing

Étape 4 : Produire un contenu pertinent

Élémentaire, ma chère, me direz-vous ! Mais encore faut-il définir ce qui, pour internet, est considéré comme pertinent…
D’abord de qui parlons-nous ? Certains diront “bah, de Google !”. D’autres répondront “Au diable les robots, nous parlons des visiteurs !”
Pas de chicane dans ma cabane comme on dit chez moi, la réponse se trouve entre les deux. Être pertinent, c’est répondre favorablement aux demandes de Google et des autres moteurs de recherche ET des visiteurs. De toutes façons, le référencement naturel a de plus en plus tendance à privilégier les contenus rédigés en fonction des visiteurs. Donc si vous écrivez bien pour les humains, vous serez récompensé par les robots.

Ceci est dit.

Le but de votre site est de vendre, de vous faire connaître. Mais au delà de ça, c’est toute la réputation, la notoriété, la crédibilité de votre marque qui se jouent dans la rédaction de votre contenu. 

Pour votre site, privilégiez des textes de plus de 500 mots. Tentez autant que possible d’utiliser des expressions qui seront recherchés par vos futurs clients. Tournez et retournez l’expression dans tous les sens (sans en faire trop), et répétez l’exercice pour chacune de vos pages. Si vous vendez du pain bio, vous parlerez ainsi de baguettes bio, de pain fabriqués à partir de farine biologique, de boulangerie aux pratiques bio…

Si vous pouvez, créez un blog. Inutile d’avoir une plume de dingue, il suffit d’écrire, avec le plus de régularité possible, des contenus frais. Racontez l’histoire de votre entreprise, un cas d’école qui illustre les bénéfices de votre produit, le quotidien de votre équipe. Laissez une grande place à l’information. Un blog ne doit pas être le lieu de la réclame. On y raconte ce qu’on fait au quotidien mais surtout, on offre de l’information sans rien attendre en retour. C’est le principe du “content marketing”. Devenir une source d’information pour ceux qui s’intéressent à votre secteur d’activité. Une fois publié sur votre site, l’article pourra alors servir de contenu à poster sur les réseaux sociaux. 

Vous ne savez pas comment faire ? Quoi dire ? Encore une fois, des professionnels peuvent vous accompagner dans l’élaboration d’un calendrier éditorial ou même dans la rédaction de vos articles.

Etape 5 : Réseaux sociaux oui, mais avec parcimonie

On l’a vu, Facebook n’est pas la panacée qu’on nous a vendue début des années 2010. Reste que les réseaux sociaux sont un formidable levier de communication dans une stratégie digitale réfléchie. Le tout est de ne pas y faire n’importe quoi. 

Règle no.1 Ne pas s’engouffrer n’importe où. 

Choisissez ceux qui vous paraissent les plus pertinents. N’allez pas sur Linkedin si votre cible a moins de 15 ans. Tout comme une présence sur TikTok n’aura aucun intérêt si vous êtes dans la silver économie. Je grossis le trait mais c’est pour bien faire comprendre que chaque réseau social a sa cible. Ouvrir un compte sur chacun des réseaux sociaux serait inutile et extrêmement chronophage.

webmarketing des tpe sur les réseaux sociaux
Sources : vpstrat.com

Règle no.2 Suivre les codes

Personne ne souhaite devenir le prochain badbuzz. Avant de vous engouffrer dans les dédales des réseaux sociaux, prenez le temps d’en étudier les codes. On ne parle pas sur Facebook comme sur LinkedIn ou Twitter. Renseignez-vous sur l’utilisation des hashtags appropriés (ces mots-dièses qui permettent d’étiqueter le sujet de votre publication), sur la façon de s’adresser aux gens, la possibilité ou non de modérer les commentaires de vos communications.

Règle no.3 Être présent

Si vous créez un compte, alimentez-le. La page Facebook ouverte en 2012 et restée sans vie depuis laissera une mauvaise impression sur le sérieux de votre entreprise, voire sur sa survie.
Soyez réguliers dans votre communication. Si vous n’avez rien à dire certains jours, partagez une information provenant d’une autre source. Vos abonnés s’habitueront à avoir de vos nouvelles à une certaine fréquence.

Règle no.4 Participer

Prenez quelques minutes par jour pour engager la conversation avec vos abonnés. Répondez aux commentaires, même les plus négatifs. L’humour est une arme redoutable sur les réseaux sociaux. Intégrez des groupes de discussion, lancez des débats, des jeux. Bref, soyez engagé ! Sur Facebook, les groupes étant beaucoup moins pénalisés que les pages pro en terme de portée organique, vous pouvez même créer votre propre groupe qui atteindra plus d’utilisateurs. Apportez de l’information utile à vos lecteurs, échangez, cherchez à les faire parler, ils se sentiront écoutés et reviendront plus spontanément (ce sera tout bénef en terme de budget pub).

Règle no.5 Informer

Je ne saurais trop le répéter : les réseaux sociaux ne sont pas le lieu de l’auto-promo. On parle de la règle des 80/20. 80% d’informations extérieures (ou de lolcat si vous le souhaitez) et 20% d’auto-promotion. 

SEO / SEA, les incontournables du webmarketing pour les TPE

Je ne vous ferai pas un cours sur le sujet, il ne faudrait pas un article mais tout un livre tant le domaine est vaste et complet. 
Il me semblait toutefois essentiel d’en dire deux mots puisqu’il s’agit ici de donner quelques clés de compréhension sur l’élaboration d’une stratégie de communication digitale à la hauteur d’une petite entreprise.

SEO ou search engine optimization est l’art d’être trouvé sur les moteurs de recherche de façon gratuite. Enfin, gratuite… Sachez tout de même que cette compétence se vend très cher ! On y retrouve les fameuses expressions-clés de vos articles ou des textes de vos pages. On retrouve également les liens internes (entre vos pages) et externes (vers d’autres sites ou, et là c’est banco, depuis d’autres sites vers le vôtre). 

Pour les liens internes, il vous suffit de lier, dans le corps de votre texte, une autre page de votre site en rapport avec le texte. Pour les liens externes, vous pouvez citer des sources pertinentes dans votre domaine et insérer le lien. Pour les liens entrant, il est possible de demander à des sites ayant de fort trafic de placer un lien vers votre site… (souvent moyennant €€€ !) Si vous souhaitez approfondir le netlinking (le principe de liens externes), je vous conseille de faire appel à un référenceur ou spécialiste SEO. 

SEA ou search engine advertising vous permet, en échange de votre carte bleue, de vous faire voir sur les moteurs de recherche. Le SEA a l’avantage d’être efficace. On paie, on est vu. Le désavantage, c’est qu’on arrête de payer, on n’est plus vu. On ne peut donc pas considérer le SEA comme un moyen de développement à long terme, sauf à s’appeler Amazon ou Cdiscount ! Le SEA sera privilégié pour certaines opérations, un lancement de marque ou pour booster le trafic de façon temporaire. Le SEO prendra alors la relève pour conserver le trafic de façon plus pérenne. 

Des spécialistes du webmarketing, même pour les toutes petites entreprises

Les services d’agences web ne sont pas que pour les grands comptes. Il en existe qui peuvent vous aider à monter votre projet, vous accompagner dans les dédales du web et mettre en place une stratégie digitale pertinente sans vous obliger à hypothéquer un rein. 

Derniers conseils avant de partir… 

Méfiez-vous des professionnels qui vous garantiront une place dans le TOP 3 de Google. S’ils avaient la formule magique, ça se saurait. En terme de référencement, on parle plus sérieusement d’obligation de moyens que de résultats. 
Méfiez-vous aussi des agences où tout est gratuit. Comme expliqué plus haut, la sécurité est souvent leur point faible.
Soyez vigilant quant à la solidité et au sérieux de l’entreprise. On ne peut plus compter le nombre de clients abandonnés par leurs anciens prestataires qui ont mis la clé sous la porte. Privilégiez des professionnels avec plusieurs années d’ancienneté.

Si, malgré tout, vous n’avez rien compris, n’hésitez pas à nous contacter, il nous fera plaisir de répondre à vos questions. 

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