L’Agence Oueb passe au vert. Ok, ça c’est dit. On a communiqué là dessus fin décembre. Cool…. Maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? Par où on commence pour rendre concret des intentions de réduction d’impact environnemental? Le chantier paraît bien vaste quand on fait la liste de ce qu’il faut changer !

Il y a toutes les habitudes de consommation de ces petits gadgets qui nous facilitent la vie (à court terme), le recours frénétique de Google à tout instant. Il y a les signatures de mails à retirer. Le rapatriement des boîtes mails vers une solution plus éthique, l’approche de la communication par l’image à changer, prendre le bâton de pèlerin auprès des clients, bref, aura-t-on assez d’une année pour modifier tous ces réflexes ?

Ok, stop. Comme on dit, il faut mieux 1000 personnes qui font un petit geste qu’une seule qui réalise une grande action.
Un peu de méthode. Notre cœur de métier, ce sont les sites web. Alors, c’est décidé, la première étape, ce sera l’hébergement.

Changer d’hébergeur, mais pourquoi ?

Les données ne sont pas virtuelles. On commence enfin à prendre conscience que toute cette masse d’informations trouve sa matérialisation dans les data centers et que ceux-ci sont de véritables gouffres énergétiques et des sources de pollutions incroyables. Il y a 8 millions de datacenters dans le monde. Une augmentation de 1600% depuis 2012. Flippant !

Verdir son entreprise part donc forcément du choix d’un hébergeur qui prend en compte l’empreinte écologique de son secteur d’activité au sérieux et pose des actions concrètes pour réduire cet impact.

L’aGeNce oUeb peut vous accompagner dans cette démarche et vous proposer des solutions d’hébergement répondant aux critères que nous évoquons ici. N’hésitez-pas à nous contacter si vous souhaitez vous engager dans la démarche et bénéficier d’un serveur performant et éco-responsable.

Quels critères faut-il surveiller ?

On le sait, le choix d’un hébergeur implique déjà tellement de considérations qu’ajouter un aspect environnemental devient un casse-tête pour masochiste. Pourtant, ces critères sont fondamentaux pour s’assurer qu’on est bien en présence d’hébergeurs écologiques et non de green washing !

La gestion de l’énergie

S’il est une notion importante en 2020 pour l’impact environnemental, c’est bien tout ce qui a trait à l’énergie. Sa provenance, son utilisation, son économie. Les trop importantes émissions de CO2 et leurs conséquences désastreuses nous pressent d’agir. Ainsi, l’énergie et sa saine gestion est le premier critère à prendre en compte.

En Europe et aux États-Unis, les sources principales d’électricité demeurent le charbon et le nucléaire. Rien pour se réjouir. Pourtant, les sources alternatives existent. Certains hébergeurs ont opté pour une solution plus verte choisissant des énergies renouvelables comme le solaire, l’éolien ou l’hydraulique.

Comme n’importe quelle entreprise, les hébergeurs vont parfois jusqu’à compenser les émissions de CO2 produites par leur activité par le financement de programmes de reboisement. Dans ces cas-là, exigez que le programme soit nommément cité. Trop facile de dire qu’on va participer à une grande cause, le plubiciser et repartir sans donner un sou. L’incendie de Notre-Dame a vu combien de milliardaires paraître à son chevet ? Dire qu’on aide, c’est bien. Le faire, c’est encore mieux…

Cette façon de se dédouaner d’une production de carbone est une solution qui ne peut être viable qu’à moyen terme. Compte tenu du bilan carbone, il faudrait couvrir la moitié de la France avec une forêt aussi dense que les Landes pour espérer neutraliser tout le carbone produit par les Français.

Les méthodes de refroidissement sont également à prendre en compte dans un choix durable. En plus de demander une énergie folle pour fonctionner, les centres de données, comme autant de mini-réacteurs nucléaires, exigent qu’on les refroidisse en permanence. Imaginez des dizaines d’ordinateurs stockés dans une même pièce fermée, ça chauffe, forcément ! À grand coup de clim, on capte la chaleur pour l’expulser dans l’air. Résultat, en plus de la production de gaz à effet de serre, on rajoute une couche de chaleur. Rien pour améliorer le réchauffement climatique, vous l’aurez compris.

De là est née l’idée de récupérer cette chaleur indésirable pour l’injecter là où on en a besoin : les habitations. Ainsi, des datacenters comme ceux de Free travaillent en partenariat avec des tours d’habitation pour offrir un chauffage gratuit à des centaines de logements sociaux.

Le choix des machines

Tout comme les lave-linge, il existe des serveurs performants et d’autres qui le sont moins. Les mêmes critères s’appliquent sur les électroménagers qui peuplent nos maisons et les datacenters. Économie d’énergie, performance énergétique, frugalité dans la consommation. Et comme pour les électros, le logo à rechercher est EnergyStar. Reconnue en Amérique du Nord et en Europe, ce label permet d’identifier les appareils les moins gourmands en énergie.

Les hébergeurs les plus soucieux de leur impact environnemental choisiront des modèles de machines peu sensibles aux variations de température. Ils opteront pour des serveurs solides, robustes et peu fragiles. Ainsi, le renouvellement de la flotte sera moins fréquent.

Mais comme le rappelait jadis Ikea dans sa pub, les objets ne meurent pas, ils se remplacent… ou ils sont recyclés ! Réparer ce qui peut être réparé, recycler les composants des machines et veiller à ce que chaque pièce soit utilisée au maximum de ses capacités, c’est, encore une fois, diminuer le besoin de produire du neuf et donc, de polluer. Aussi, avec les trafics en tout genre, la traçabilité des DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques) devient impérative dans une lutte efficace à la pollution numérique.

L’utilisation que l’on fait de ces hébergements joue également un rôle. La mise en commun des ressources donne la possibilité d’exploiter moins de serveurs physiques au profit d’une plus grosse machine capable d’héberger plus de données. Encore une fois, moins de matériel à produire donc, un impact plus faible. À l’agence, on a opté pour un serveur cloud. Concrètement, cela signifie qu’une partie d’une machine unique nous est dédiée. Sa puissance permet de démultiplier les espace clients comme le nôtre sans démultiplier le matériel pour autant.

Au delà de l’hébergement, l’entreprise engagée

Le choix d’un hébergeur écologique passe par ses gestes concrets en termes de technologie mais aussi par ce qui compose son entreprise au sens large. Que fait-il pour ses employés ? Est-ce qu’ils impriment chaque mail qu’ils reçoivent ? Offrent-ils un Hummer comme prime à la fin de l’année ? (ok, c’est so hasbeen le Hummer !)

Un hébergeur qui clame son engagement devrait être au clair sur ses responsabilités sociétales d’entreprise, ou RSE. En plus de l’environnement, ces principes concernent le bien-être au travail, l’emploi de personnes en situation de handicap, la mixité sociale, l’égalité homme-femme, etc.

D’autres encore s’engagent à ne pas participer à de grandes journées promotionnelles de type Black Friday. On le sait, cette folie consumériste est à l’origine d’une pollution dont on pourrait aisément se passer si l’on ne boostait pas artificiellement la consommation à grands coups de promos.

Ainsi, la charte écologique d’Infomaniak (hébergeur suisse) contient une liste de principes mis en place qui dépassent le cadre strict de la gestion de l’énergie de ses datacenters. La société finance à hauteur de 1% du CA des associations tels que WWF, le fond Bruno Manser, ou encore Shipstern Nature Reserve.

Ils précisent aussi que la caisse de pension alimentée par Infomaniak respecte des règles éthiques en excluant par exemple des investissements dans : le génie génétique agricole (bonjour Monsanto !), l’armement, le travail des enfants ou le nucléaire.

Où choisir son hébergeur écologique ?

Nous n’avons rien contre les Américains. En revanche, nous avons fait le choix de ne pas héberger nos clients chez eux. Avec le Patriot Act, tout site hébergé sur le sol américain pouvait être scruté par le gouvernement américain. On n’était déjà pas super à l’aise avec le concept.
Or, Trump a augmenté la portée de cette loi en précisant que dorénavant, le Cloud Act permettrait au gouvernement américain de fouiller non seulement les sites hébergés sur son sol mais également ceux hébergés partout dans le monde, dès lors que l’entreprise d’hébergement était américaine. Ça veut dire que si votre site est hébergé par une filiale islandaise (ça se fait beaucoup) d’une société américaine, il tombera sous le coup du Cloud Act. Oui oui, ça contrevient complètement au RGPD européen… mais bon, does he care ?

L’hébergement de votre site, un choix citoyen

Vous l’aurez compris, l’hébergement peut être lourd de conséquence. L’engagement pour la lutte contre le réchauffement climatique et, de manière plus globale pour la réduction de la pollution numérique passe par le choix de chaque intervenant de votre communication. En 2025, le secteur de la communication représentera 20% de la consommation électrique mondiale. Il est temps de cesser de voir le numérique comme virtuel…

Sources :
Opportunités Digitales
GreenIT
Données RGPD
L’Islande surexploite son trésor, la géothermie
Se chauffer gratuitement grâce à des serveurs
Climate Change News

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