Rassurez vous, je ne suis pas encore bon pour la psychiatrie.

J’ai la chance de vivre et travailler au même endroit, si bien que les transports se limitent au plaisir d’aller rencontrer des gens. Clients, amis, collègues, inconnus, tout ce qui fait de votre vie un lieu d’échange riche.

Je crois pouvoir dire que le fait d’avoir mon bureau et mon domicile en un même lieu, m’amène à plus d’ouverture envers les gens que je rencontre.
Mais comme d’habitude, je digresse…

L’objet de mon papier est lié aux transports publics. Et aux commerces… et

Dans ma présentation, je vous parle de mon intérêt pour l’aiguille à tricoter et l’orange. Pour aborder un sujet, je tente de voir, imaginer, quel est le meilleur angle de vue.
Concernant le transport public, je dois avouer, que tant que je suis dehors…

  • A l’arrêt,
  • Sur le bord du trottoir,
  • A regarder une jolie passante près de l’arrêt du tram,
  • A piller les boutiques des yeux quand le tram passe,
  • A vélo entre les rails,…
  • tout va bien, tout va bien…

 

Mais dès qu’il est question d’entrer dans

  • La micheline
  • Le tram
  • Le train régional
  • Le bus
  • Le parking

 Je me désespère.
Comment imaginer un service aussi important pour la population, et le rendre aussi incommode.
Oui, je sais, pour ceux qui vivent en centre ville, c’est génial, ils font tout à pied et tram sans effort.
Le drame commence quand vous commencez à rechercher à utiliser de votre lointaine banlieue ou de la campagne.
On vous propose de laisser votre voiture à la porte de la ville.
Mais ils croient quoi ?
Que je vais en ville juste pour user d’un de ces nombreux restaurants ?

Et bien non, j’y vais faire des courses, visiter des commerçants qui n’existent que là bas….là bas. Et très vite je me retrouve les bras emplis de sacs, aussi faciles à porter sur le trajet vers ma voiture que mon chien dans la baignoire.

Ils me disent, dans ce cas là, allez faire vos courses au centre commercial !
Merci, je n’y avais pas pensé.
Vous avez remarqué, sans doute, que dans les centres commerciaux, vous avez un hypermarché, et un ensemble de marques satellites. Point !
En fait, c’est leur façon de vous montrer que vous avez droit à tout chez eux, grace à leur fameux montage financier.

Je construis un hypermarché, avec l’ensemble de magasins en tout genre : mode, parapharmacie, lieux de restauration, parfumerie… etc. Mais toujours les mêmes, parce que ces magasins appartiennent à des groupes bankables. Ils paient leur loyer rubis sur l’ongle eux, môsieur.
Alors que des commerçants venus de nulle part, on est sûr de rien!

Vue de ce qui nous attend demain en direct live dans nos hyper: la venue au monde des cultures hors sol dans nos magasins? Euh

Quand vous allez dans un autre hypermarché, vous y trouvez les mêmes marques franchisées ou non, comme si l’univers des femmes et hommes se réduisaient, quand ils sont péri urbains à cet univers capitalistique.
Moi, je veux des commerces de proximité, avec leur verve, je veux des couleurs comme dans les rues commerçantes… de la vie quoi.

Et si on allait au marché. Et si on leur disait que leur modèle d’organisation urbaine, dortoir vie professionnelle, commerces en 3 zones bien ordonnancées on en voulait pas dans nos campagnes proches de la ville.

Et si ils le comprenaient.

Vous comprenez maintenant pourquoi, de temps à autre je visite mon cerveau aux heures de pointe. La relation client, c’est aussi la relation à l’accès aux services, mais cela est une autre histoire !

Source: J’ai visité mon cerveau aux heures de pointe

1 commentaire

  1. stephane sur 12 janvier 2013 à 1:07

    Bonjour Jacques,

    Et encore…. les transports en commun c’est bien… quand le maillage permet une desserte correcte. En passant de Paris à Marseille, j’ai compris ma douleur !!! C’est pas gagné cette affaire….

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