Le tourisme internet propose sur les moteurs de recherche bon nombre d’agrégateurs de flux. Entendez par là, toutes ces entreprises qui s’imposent comme étant intermédiaires de transactions dans le domaine du tourisme.
Elles ont usé de leur compétence dans l’usage des outils de l’Internet, pour accaparer au fil du temps des positions dominantes sur le secteur touristique.
Faisons un état des lieux.
Vers quel modèle devrions nous porter une réelle attention?

Tourisme internet, intermédiaires du net, de qui parlons nous?

Village sablièreDes sites d’avis, moteur de recherche, qui en sont des exemples criants.
Sur le fonds, pas de problèmes directs, sauf si ils enlèvent de la visibilité aux professionnels du tourisme: hébergements, organisateurs de voyages, restaurateurs, etc..
Ceux là mêmes qui font le tourisme.
La primauté devrait appartenir aux producteurs eux mêmes.
Ces acteurs du tourisme méritent que les valeurs ajoutées dégagées par leur propre activité soient consacrées au mieux à leur mise aux normes, et leur adaptation continue aux besoins des touristes de tout type.

L’intermédiaire du tourisme internet doit apporter une vraie valeur au professionnel du tourisme

Question de point de vue, bien sûr, mais les règles du jeu ne sont pas très claires.
Tous les acteurs connaissent les Booking, Tripadvisor et consorts.
Sans ignorer leur influence positive, avis, mise à disposition de l’information, tous ont une spécificité commune.
Ils s’appuient une construction qui les placent en intermédiaire entre les consommateurs et les producteurs du tourisme.
Ils recueillent pour certains des avis pas toujours contrôlés au mieux, les imposent sur le net, et revendent le trafic généré aux producteurs touristiques (hébergements, hôtellerie, voyages, et restauration).
Un service pour les utilisateurs que l’on ne peut nier, qui possède toutes ses vertus, s’il est encadré dans une « charte » précise.

Tourisme internet et norme Afnor

Afnor certification serviceLa norme Afnor concernant les avis en ligne porte bien la problématique.
Elle est volontaire, et rend accessoire, l’ensemble des chartes auxquelles se sont soumises une grande partie des acteurs professionnels du tourisme (normes, chartes de qualité, contrôles des chartes, etc..).
Pourtant, supportée par les institutionnels du tourisme, elles devraient voir leur mise en avant sur l’ensemble des médias, y compris sur le web.
Le tourisme internet est réellement dans une impasse, où l’intermédiation sans valeur ajoutée pour les producteurs touristiques est la règle.
La seule voie, penser global, et agir local.

Un exemple d’intermédiaire utile: Bungalow.net

un intermédiaire du tourisme internetNous entendons utile au producteur et au consommateur.
Nous aurions pu choisir bien d’autres acteurs, mais celui-ci porte sur l’internet, des acteurs du tourisme qui auraient une difficulté criante d’obtenir une visibilité.
En contact direct avec les producteurs touristiques, y compris les maisons de vacances, organisateur des transactions, il est impliqué sans filet dans la production touristique.
Bien évidemment, responsable directement des difficultés rencontrées lors du séjour de ces clients, il doit en assumer les conséquences.
Bungalow.net, comme d’autres y gèrent directement son yield management, élargit le potentiel commercial des producteurs touristiques et propose une offre large.
La différence est mince, mais elle est capitale dans l’esprit.
Difficile de mettre ces acteurs en exergue, pour avancer il faudra changer d’approche!

Penser tourisme global, agir tourisme local

penser localUne piste de réflexion serait de s’appuyer sur le concept mis en avant par le premier sommet de l’environnement en 1972: « penser global, agir local ».
Une bonne manière d’encourager les producteurs de tourisme dans une voie salutaire pour eux.
A la condition, que leur mise en avant sur les moteurs de recherche soit systématique en cas de recherche locale.
Rien d’insoluble techniquement, si ce n’est d’imposer des règles en la matière.
Si ce n’est de créer des règles en la matière.

Les enjeux du tourisme internet sont considérables

L’e-tourisme est le premier secteur du e-commerce en France comme dans les autres pays développés. Il représenterait près de 18 milliards d’euros en 2012.
On comprend qu’il attise les convoitises.
Imaginer que 10 à 20% de des montants partent dans l’intermédiation issus des agrégateurs de flux est un véritable gâchis.
Partant de ce constat, quelques acteurs (Sunelia pour le camping par exemple) s’engagent dans la voie de la dés-intermédiation par la constitution de regroupements, volontaires ou intégrés.
Sage comportement, qui au fil du temps leur permettront de récupérer les valeurs ajoutées nécessaires à leur propre développement.

 

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1 commentaire

  1. Auguste Clon sur 12 septembre 2013 à 2:39

    J’ai dévoré cet article, nous avons les mêmes dans le monde du spectacle.
    Enfin, ce ne sont pas tout à fait les mêmes mais ce sont aussi des personnes qui  » ont usé de leur compétence dans l’usage des outils de l’Internet, pour accaparer au fil du temps des positions dominantes sur le secteur »
    J’en ai fait un article à ma façon et ça s’appele: pfff
    http://www.augusteclon.com/blog/pfff.html

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