– Sur quoi tu travailles, maman ?
– Je fais des recherches, on a décidé de faire notre part pour réduire l’empreinte écologique et sociétale de l’agence. On va appliquer des solutions plus vertes et se passer de Google.
– Quoi ? Mais si tu utilises plus Google, comment tu vas faire ?!?

Vu la tête de notre fille, quand on est né après Google, il paraît inconcevable de vivre sans. C’est pourtant ce qu’on va tenter de faire. En 2020, nous aussi, on établit des objectifs. À notre toute petite échelle. Faire en sorte que nos actions au quotidien soient en adéquation avec nos convictions.

En tant qu’agence web, on se fait vanter les mérites d’hébergeurs aux data centers gigantesques, sur-climatisés, sur-équipés, avec des capacités gonflées aux stéroïdes, aux équipements dernier-cri… rien pour nous rassurer sur l’avenir de la planète. Comme si, pour certains, le numérique n’avait pas de prise sur la réalité. Or, on ne vous apprend rien, les données stockées virtuellement ont bien un impact direct, tangible et bien réel sur le réchauffement climatique.

data center au bilan carbone lourd
Les data-centers : la réalité derrière le virtuel

On s’est lancé ce défi comme un coup de tête, un ras le bol aussi des GAFAM, de leur omniprésence. Penser que Google connait le contenu de nos mails, tous nos déplacements, a écouté nos conversations, ça a fini par nous donner le tourni ! On en a assez de voir nos données personnelles utilisées pour faire grossir la base de connaissance de Google et son délire prédictif. Bref, Google, ta collecte de données déguisée en assistance, on en veut plus.


Voilà pourquoi on s’est mis en tête de dé-googliser l’agence et nos pratiques. 

Transition écologique, une étape à la fois

Honnêtement, Google a pris une telle emprise sur tous les outils numériques qu’on a du mal à mesurer l’impact de notre décision.
Des emails à la mesure d’audience des sites en passant par la recherche d’informations ou le partage de documents avec les clients, tout passe par Google. Ca vous filerait presque le vertige tant la tâche semble immense. 

En revanche, à force de se documenter sur le sujet, on sait que le monde du libre développe de plus en plus d’applications similaires aux outils de Google mais sans ses côtés pervers. Pendant l’année, on vous listera nos trouvailles, nos tentatives (ratées ou réussies) de solutions alternatives.

Sourcer les bonnes pratiques pour un web plus responsable

L’enfer est pavé de bonnes intentions. Il suffit pas de vouloir être écolo pour poser des gestes réellement utiles pour l’environnement. Quitter Google pour engraisser une autre entreprise qui ne répondrait pas davantage à des normes éthiques, quel intérêt ?

Au cours de l’année, on essaiera autant que possible d’associer chaque action posée à un article extérieur ou une étude.

Pour se donner suffisamment de motivation, on vous présente une “petite” étude sur l’impact environnemental du numérique de Green IT. Les chiffres font froid dans le dos !

Prochaine étape : Lister les besoins

Avant tout projet, faire un état des lieux. Dans le prochain article, je dresserai la liste des endroits où se planque notre cher ami Google. Ça promet…

J’espère que vous partagerez vos expériences si, de votre côté, vous avez la même envie ou si vous avez déjà tenté l’aventure. Développeurs soucieux d’un meilleur bilan carbone ou entreprise ayant envie de faire sa part, n’hésitez pas à rejoindre le mouvement. Comme vous verrez dans les prochains épisodes, on est loin d’être les seuls à vouloir se mettre au vert !

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